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CAMBODGE
FABLE DES PLANÇCEFES
Tirre : Portrait de Sa Majesté Sisowath
PHNOM-PENH — Habitations Cambodgiennes
PHNOM-PENH — Pagode royale dans l'enceinte du Palais
PHNOM-PENH — Pagode royale et Galeries de l'Enceinte.
PHNOM-PENH — 1. Intérieur de Ja Pagode royale
2. Peintures murales dans les Galeries de la Pagode royale
3: » » » »
PHNOM-PENH — Pagode de Botum Vatdey, édifiée par le Roi Norodom
PHNOM-PENH — Pagode de Nuôn Moniram, édifiée par la Veuve du Roi Norodom
PHNOM-PENH — Tombeaux de Bonzes à la Pagode de Botum Vatdey
PHNOM-PENH — ,. Façade principale du Palais
Musiciens du Roi - Orchestre pour les cérémonies rituelles et les danses royales
Salle du Trône - 4. Eléphants harnachés pour la promenade du Roi
Les bords du Mékong pendant la fète des Eaux
Habitations Lacustres - 3. Un coin du Jardin de la Ville
4. Escalier conduisant à la Pagode du Phnom-Penh
PHNOM-PENH — Pagode du Phnom-Penh
PHNOM-PENH — Le Pont des Nagas
PHNOM-PENH — Types Cambodgiens - Hommes, Femmes, Enfants
PHNOM-PENH —
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Les six favorites du Roi Sisowath
Les Musiciennes de la Princesse Akhanari
Danseuses en promenade dans le Palais
4. Domesticité du Palais - Groupe de Femmes
PHNOM-PENH — Femmes Cambodgiennes
PHNOM-PENH — Les Singes combattant le Géant (Danse Royale)
PHNOM-PENH — Danseuses du Roi se préparant à la Danse
PHNOM-PENH — Danseuses du Roi dans le mouvement de la Danse
KOMPONG-CHAM — Route de Vat-Nokor dans la Forêt
SIEM-RÉAP -— Bonzes se rendant dans les Villages pour recueillir l'aumône
SIEM-RÉAP — Bonzerie
ANGKOR-THOM —
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Le Garuda monté sur le Naga (Bayon)
Song ou Lion défendant les Temples (Phnom-Backeng)
Naga Heptacéphale (Angkor-Vat)
Bœuf sacré ou Nandi (Angkor-Thom)
Gardien des Temples (Phnom-Penh)
Tête de Géant polycéphale (Pontheay-Préa-Khan)
Divinité brahmanique (Angkor-Vat)
Le pied de Bouddha (Angkor-Vat)
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ANGKOR-VAT — 1. Les 3 Tours et galeries de l’Enceinte extérieure
2. Portique de l'entrée monumentale de l'enceinte extérieure
3. Chaussée conduisant au Temple - 4. Temple et Sala des Voyageurs
ANGKOR-VAT — Portique et Péristyle de la Tour centrale de l'enceinte extérieure
ANGKOR-VAT — Terrasse cruciforme précédant l'entrée du Temple
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CENT SUJETS
ANGKOR-VAT — Petit Temple entre le premier et deuxième étage - Cour Nord-Ouest
ANGKOR-VAT — Portiques de la 1 et 2" Galerie, vus de l'étage supérieur - Face Sud
ANGKOR-VAT — Petit Temple dans la Cour Sud-Ouest entre le 1" et le 2° étage
ANGKOR-VAT -— Soubassements et Tour d'angle de la 2° Galerie - Face Nord
ANGKOR-VAT — Soubassements de la deuxième Galerie et Face Sud
ANGKOR-VAT — Galerie en Croix entre le premier et le deuxième étage
ANGKOR-VAT — Bonzes de la Province de Prey-Veng en Pélerinage
ANGKOR-VAT — Coin d'angle près de la Galerie en Croix
ANGKOR-VAT —
1. Portiques de la deuxième galerie sud
2. Cour du deuxième étage devant l'escalier monumental
3. Péristyle sud de Ja troisième galerie
4. Murs d'angle d’une tour en ruines du deuxième étage Nord-Ouest
ANGKOR-VAT — Porte sur la Face Sud de la deuxième Galerie Nord
ANGKOR-VAT — Edicules en ruines dans la Cour Ouest du deuxième étage
ANGKOR-VAT — Escalier Monumental conduisant au sanctuaire de la Tour centrale - Face Ouest
ANGKOR-VAT — Tours d'angle et Tour centrale à l'étage supérieur du Temple
ANGKOR-VAT — Tévadas, Pilastres et Linteau de demi-voüte, près la Cour Sud-Ouest du troisième étage
ANGKOR-VAT -—— Tévadas devant un des Sanctuaires de la Tour centrale - Face Nord
ANGKOR-VAT — Colonnade dans la Cour Sud-Ouest du troisième étage
ANGKOR-VAT — Base de la Tour Centrale - Cour Sud-Ouest
ANGKOR-VAT —
1. Alentours du Temple - Plate-forme de base
2. Bonzerie pres de la terrasse cruciforme
3. Lions et Garudas devant le Temple de Vat-Nokor
4. Enceinte extérieure du Temple de Vat-Nokor
ANGKOR-THOM — Les Tours à quatre visages du Bayon
ANGKOR-VAT —
1. Bas-reliefs représentant le barattement de la mer de lait
2. Lions ou Songs à l'entrée du Temple du Phnom-Penh (Phnom-Penh)
3. Marche d'Eléphants sur les murs de Ja grande terrasse (Angkor-Thom)
4
Garudas formant caryatides sur les murs de Ja grande terrasse (Angkor-Thom)
ANGKOR-THOM — :. Linteau de porte à l'intérieur du Temple de Chausséi-Tévada
2. Linteau de porte sous le péristyle central de l'enceinte extérieure (Angkor-Vat)
3
Linteau de porte (Bakong)
ANGKOR-THOM —
1. Monument de Bapuon
2. Palais en ruines de Piméan-Acas {Angkor-Thom)
3. Galerieen croix sud, piliers monolithes, chapiteaux, corniches et frises (Angkor-Vat)
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Galerie en croix nord, piliers monolithes, chapiteaux, cornicheset frises » »
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Porte de la Victoire
Porte Est du Temple de Vat-Nokor (Kompong-Cham)
Une des cinq tours (Prasat-Kéo)
LOLEY — Porte d'une sé Tours
BAKOU —— Porte Ouest d’une des Tours
BAKONG — Une des huit Tours.
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Héliotypies de E, Le Deley, 73, Rue Claude-Bernard, PARIS
PRÉFACE
Le peuple qui occupe, encore de nos jours, la majeure partie du bassin inférieur du grand fleuve indo chinois prend le nom
vulgaire de peuple Khmèr et le nom officiel de Kambujas (fils d'un légendaire Kambou) dont les Européens ont fait Cambodge. Ses
origines historiques, quelque peu embrumées de légendes, remontent à l'union, 1‘ siècle de notre ère, d’une jeune reine du pays et d’un
étranger, guerrier, prince ou aventurier. Ce royaume a connu des alternatives frappantes de déclin et de prospérité. Très étendu et
puissant au 111‘ siècle, il fut réduit et faible au IV*'. Sa civilisation et ses religions subissaient déjà fortement, semble-t-il, l'influence
de l’Inde, lorsque, vers la fin de ce IV'siècle, un de ses rois, venu ou revenu du dehors, introduisit, autant que faire se pouvait, les lois
et les institutions qui existaient aux bords du Gange. Une nouvelle période de grandeur et de puissance eut lieu aux V]° et VI]° siècles.
Dès lors apparaissent beaucoup de Temples en briques - d'importance secondaire d’ailleurs - ainsi que les inscriptions lapidaires, écrites,
soit en sanscrit, la langue religieuse de l'Inde, soit en khmèr, la langue vulgaire du pays. Les deux religions dominantes sont le
brahmanisme et le bouddhisme dit du ‘‘Grand Véhicule”. Au VIII: siècle, scission et affaiblissement de l’Empire, qui est unifié
derechef au début du IX° siècle. Alors commence la période de construction des grands monuments, dont les plus connus sont ceux
de la capitale, Angkor-Thom, et de son grand Temple, Angkor-Vat. Cette apogée de la splendeur cambodgienne s’achève au
X111° siècle qui sonne l'heure de Ja décadence définitive. L’antique royaume des Kambujas est dépécé, d’abord par ses voisins et anciens
sujets les Siamois, à l'Ouest, puis par les Annamites, à l'Est, jusqu'au jour, en 1863, où la France le prend sous sa protection.
Aujourd’hui, près d’un million de Khmèrs obéissent encore à la Cour de Bangkok, qui détient, entre autres, la province de
Siem-Réap où périssent silencieusement les ruines de la vieille capitale et des vastes Temples voisins. Quant aux Cambodgiens protégés
par la France on peut les évaluer au nombre de 1.500.000, disséminés sur 150.000 kilomètres carrés.
Dix habitants seulement par kilomètre carré, et encore sont-ils particulièrement agglomérés le long des principaux cours d’eau !
C'est dire à quel point le pays est déserté par l'homme, peuplé de fauves, de reptiles et d'insectes dévastateurs ; à quel point les
transports sont difficiles et les voyages pénibles, pour l'explorateur, pour l'artiste encombré de bagages, d'appareils délicats, de collections
fragiles !
De même que ses devanciers, M. Dieulefils a dû surmonter, à son tour, toutes les difficultés que lui opposait la nature tropicale
1] a su, de plus, choisir judicieusement les sujets de ses reproductions artistiques : les constructions modernes de la capitale actuelle,
Phnom-Pénh, les paysages variés, les scènes de Ja vie populaire ou de la cour royale et de ses gracieuses ballerines, sont suivis des
merveilles d'architecture et de sculpture d’un passé que résume et synthétise le Temple d'Angkor-Vat, qui est du X1]1° siècle probablement ;
viennent ensuite les restes de la capitale voisine, Angkor-Thom, que recouvre totalement la forêt, et dont la fondation remonte au
1X° siècle ; enfin paraissent d’autres grands monuments isolés : Bakou, Loléi, Prasat-Kéo, etc., Temples qui furent de même tous construits
entre le IX° et le XI]° siècle.
Les cent gravures de M. Dieulefls, d’une netteté rarement atteinte, jamais dépassée jusqu'à présent, constituent un superbe
répertoire géographique, ethnographique, pittoresque et artistique du Cambodge ancien et moderne.
ETIENNE AYMONIER
L’'INDo-CHINE PITTORESQUE & MONUMENTALE
CAMBODGE
et
RUINES DANGK
Par P. DIEULEFILS
Photographe-Éditeur à HANOI (Tonkin)
et
Paul VIVIEN
Président du Syndicat de la Presse Coloniale, Membre du Conseil Supérieur des Colonies
SH MAJESTÉ SISOWATH
ROI DU CAMBODGE
F CSN Préface de M. Etienne AY MONIER
© Grensaicui@id arr Cha D UE ñ Ancien Directeur de l’École Coloniale
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Textes en Caractères Cambodgiens par M. Toûth, Secrétaire du Ministre du Palais de Phnom-Penh
Héliotypies de E. LE DELEY, 713, Rue Claude-Bernard, Paris
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PHNOM-PENH — HABITATIONS CAMBODGIENNES
Le Royaume du Cambodge, compris entre le 10° et le 14° degré de latitude Nord,
le 100° et le 104° degré de longitude Est, est borné au Nord et au Nord-Est,
par le Laos Français, au Nord-Ouest, par les provinces siamoises
de Battambang et de Siem-réap, au Sud et au Sud-Est,
par la Cochinchine, à l'Ouest et au Sud-Ouest, par le golfe de Siam.
Le Cambodge ne touche à la mer que du côté de l'Ouest; le port
principal est Kampot situé sur le golfe de Siam.
Le Cambodge est sillonné de nombreux cours d’eau. Le plus important
est le Mékong qui prend sa source
en Asie dans les immenses bassins du Tibet. Il s’alimente des eaux
que déversent les hautes montagnes de l'Himalaya
et se dirige du Nord au Sud. Ses nombreux affluents en font un des plus
imposants fleuve du monde.
Le Cambodge possède un grand lac, le Tonlé-Sap,
en communication avec le fleuve; il déborde tous les ans à la
même époque et se répand très loin dans
les terres. Après le retrait des eaux, les indigènes
cultivent le riz dans les terrains inondés
et fertilisés par l’épaisse couche de limon déposée
pendant les crues. Le riz, avec le poisson
que l’on pêche en grande quantité,
est la base de la nourriture des Cambodgiens. Leurs habitations,
établies presque toujours près des cours d’eau,
sont montées sur des pieux profondément fixés dans la terre :
ils se trouvent ainsi protégés contre les fauves
et les reptiles qui infestent le pays et à l'abri des
inondations périodiques du Mékong
PLANCHE 1
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PHNOM-PENH — HABITATIONS CAMBODGIENNES
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PAGODE ROYALE DANS E’ENCEINTE DU:PATAIS
La pagode royale est un monument à l'architecture élégante
édifié dans l'enceinte du palais, au centre
d'un vaste quadrilatère. Des portes monumentales sont percées
dans les galeries qui l'entourent ; on les ouvre
pour donner passage, certains jours de fête, au peuple admis à visiter le sanctuaire.
Devant l'édifice, sur la face Est, on voit la statue équestre
du roi Norodom : sur les côtés Nord et Sud deux édicules aux toits scintillants de dorures
encadrent le monument principal qui est édifié
à quatre mètres au dessus du sol. Sur chaque face, trois escaliers établis
sur des terrasses dallées conduisent au sanctuaire.
La toiture se compose de trois étages superposés, qui reposent sur des colonnes en bois peint
donnant l'illusion du marbre.
Ces colonnes sont au nombre de douze sur les faces Nord et Sud,
et au nombre de huit sur les faces Est et Ouest où elles forment
péristyle. Des garudas ou aigles ayant le corps
de l'homme et formant caryatides relient la toiture aux colonnes
qui la supportent. Une élégante flèche en bois sculpté se dresse
au centre de cette toiture à triple étage
dont les arêtes supérieures sont ornées
de trompes d’éléphants qui s'élèvent gracieusement vers le ciel.
Aux étages inférieurs, des trompes d'éléphants tricéphales décorent
la toiture à tous ses angles et jettent le feu de leurs
dorures sous un ciel éblouissant.
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PHNOM-PENH — PAGODE ROYALE DANS L'ENCEINTE DU PALAIS
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PAGODE DE BOTUM VATDEY, ÉDIFIÉE PAR LE ROI NORODOM
Les rois, les personnages princiers et les hauts
dignitaires du royaume consacrent
une partie de leur fortune à l'édification des Temples. Ils acquièrent ainsi
des mérites aux yeux de Bouddha et parviennent
à gagner le Nirvana, la récompense suprême. Le monument
représenté planche 5 n’est pas achevé. Les pyramides
tumulaires piacées aux angles de
l'édifice sont destinées à recevoir les cendres du donateur
ou celles des membres de sa famille.
La pagode de Botum Vatdey est située non loin du palais,
dans la partie affectée à l'incinération
des corps de la famille royale,
en face du lac sacré.
PLANCHE 5
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Y, ÉDIFIEE PAR LE ROI NORODOM
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1° FAÇADE PRINCIPALE DU PALAIS. — 2° MUSICIENS DU ROI.
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3* SALLE DU TRONE. — 4° ÉLÉPHANTS HARNACHÉS POUR LA PROMENADE DU ROI.
Le palais est composé de nombreux bâtiments d'architecture variée parmi lesquels se trouvent
les habitations particulières du souverain, la salle du Trône, les appartements
des princes et princesses, les bureaux des ministres, la salle de danse, les logements des favorites, des danseuses
et des gardiens. La domesticité du palais, très nombreuse, habite indifféremment en ville ou près
des maîtres. Personne ne doit pénétrer dans le palais sans se présenter aux gardiens qui sont postés dans la cour de l'entrée principale
Après avoir franchi cette entrée on aperçoit la salle du Trône où le Roi reçoit en audience
solennelle. C’est dans cette salle que les jeunes princes de la famille royale sont soumis à la cérémonie de la purification.
Cette cérémonie présidée par le Roi lui-même consiste dans la tonte des cheveux :
le Roï fait couler une eau lustrale sur le front de l'enfant et procède à des onctions avec des huiles parfumées.
Pendant cette opération, les musiciens du Roï jouent des airs religieux avec les instruments
affectés aux cérémonies rituelles. Cette solennité prend tin au milieu des invocations des bonzes et le néophyte
est ramené en grande pompe dans ses appartements.
Une population nombreuse, vêtue de costumes aux couleurs éclatantes, circule dans les cours du palais qui sont traversées
par les longues files des éléphants royaux.
Chaque jour, ces éléphants, richement harnachés, viennent stationner devant le belvédère
où le Roi se présente pour monter dans le baldaquin et se livrer au plaisir de la promenade. Cette distraction
n'est, d’ailleurs, pas appréciée du souverain actuel, pas plus que la chasse que les Cambodgiens
aiment cependant passionnément.
Le Roi possède un éléphant moucheté de blanc sur le corps. Cet éléphant blanc, objet
de soins particuliers et vénéré par tous les cambodgiens est un gage de bonheur pour le souverain et sa dynastie.
I1 n’est jamais monté. Celui qui porte le Roi dans un baldaquin d’une grande richesse
est choisi parmi les plus beaux ; ses défenses sont ornées de trois cercles en or ciselé, sa trompe touche terre sans
effort, ce qui est un signe de race pure. Les autres éléphants sont montés par les grands seigneurs
et la suite du Roi. Celui qui monte un éléphant n'ayant qu’une seule défense est prédestiné à avoir du bonheur
il échappe aux dangers de la chasse ou de la guerre.
On rencontre ces pachidermes dans les vastes forêts de la chaîne annamitique, au milieu des hautes herbes ou
dans les clairières marécageuses.
PLANCHE 8
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1. PHNOM-PENH — FAÇADE PRINCIPALE DU PALAIS 3. PHNOM-PENH — SALLE DU TRONE
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4. PHNOM-PENH — ÉLÉPHANTS HARNACHÉS POUR LA PROMENADE DU ROI 2. PHNOM-PENH — MUSICIENS DU ROI
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1 LES BORDS DU MÉKONG PENDANT LA FÊTE DES EAUX
2°: HABITATIONS LACUSTRES — 3° UN COIN DU JARDIN DE LA VIELE
4 ESCALIER CONDUISANT À LA PAGODE DU PHNOM-PENH
Les bords du Mékong, pendant la fête des eaux, présentent une animation extraordinaire. Toute la population,
en costume de fêtes, se rend près des bains du roi. C'est de là que partent les barques prenant part à la course
Au hombre de plus de 200, les pirogues venues de tous les points du royaume passent, par escadrilles, devant la maison
flottante où le roi a pris place avec sa suite, Deux chemins conduisent à cette maison
établie sur des radeaux de bambous: l’un est suivi par les femmes de la cour qui assistent aux courses dans les barques royales ;
l’autre est suivi par le roi et les dignitaires du royaume ; il conduit aux grandes pirogues dont la poupe
et la proue sont ornées d'animaux fantastiques. C'est là que le souverain reçoit ses invités, les fonctionnaires français et leurs
familles. On y boit le champagne et, sur la fin du premier jour, on distribue à toutes les dames
un souvenir, bagues ou bijoux contenus dans des sachets parfumés. La nuit, une fête nautique a lieu;
les barques royales, les pirogues de courses brillamment illuminées et décorées
y prennent part. Des chants, des musiques cambodgiennes aux sons harmonieux se font entendre partout.
Ces réjouissances, qui durent trois jours, concordent avec la baisse des eaux, à la pleine
lune d'octobre. La population en profite pour se répandre dans les pagodes. Le Phnom, dont l'escalier
est décoré de Nagas, de lions et de personnages en pierre,
est un des sanctuaires les plus visités. Ce Temple vénéré se trouve au milieu de la cité,
dans le jardin de la ville. Le jardin, où l'on voit de très
belles volières, des reptiles et des fauves capturés, ainsi que de précieuses
pépinières est parfaitement dessiné ; il retient sous
ses frais ombrages le promeneur charmé par la beauté et les
parfums de sa flore merveilleuse.
PLANCHE 9
2. PHNOM-PENH — HABITATIONS LACUSTRES
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PAGODE DU PHNOM-PENH
L'’escalier qui conduit au sanctuaire du Phnom-Penh est décoré à profusion
de personnages et animaux rapportés, pour la plupart,
de la région d'Angkor. Des nagas polycéphales gracieusement
développés en éventail semblent inviter à le gravir, tandis
qu'à la base deux lions se dressent comme pour en défendre l’entrée. Dans la partie médiane,
les limons de l'escalier supportent des guerriers armés de massues
et des lions qui s'étagent jusqu'au pied de la terrasse
du Temple. Cette disposition est celle qui était adoptée pour la décoration
des escaliers dans.les Temples et les palais des rois Khmers.
Le mur de soutènement de la terrasse du Phnom
supporte des stèles très curieuses que l’on retrouve encore
à l’entrée du sanctuaire dont les portes
et les fenêtres en bois doré sont merveilleusement
sculptées. Un fronton très richement décoré orne la toiture
du Temple qui est dominé, à l'Ouest, par une
tour pyramidale d’un effet imposant.
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LE PONT DES NAGAS
Ce pont dont les motifs de décoration ont été empruntés à l'art Khmer
a été édifié par l'administration française. Il est jeté sur un
canal alimenté par les eaux du Mékong. Ce canal a pour but de faciliter le commerce
local en donnant passage à la batellerie indigène qui peut ainsi faire
le tour de la ville. Il est très fréquenté et ses rives encombrées de barques
et de jonques ont un aspect des plus pittoresques.
Le pont des Nagas présente aux regards un décor imposant.
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22 MUSICIENNES DE LA PRINCESSE AKHANARI.
3° DANSEUSES<EN:PROMENADE"DANS ER PALAFS:
4° DOMESTICITÉ DU PALAIS - GROUPE DE FEMMES.
Les favorites du Roi occupent une place prépondérante dans le palais.
Elles sont l'objet d’attentions très délicates de la part
du souverain qui ne les contrarie en rien. De même que les musiciennes et les danseuses
elles sont payées sur la cassette particulière du Roi. Elles vivent à part,
tandis que les musiciennes et les danseuses se rencontrent chaque jour dans le palais
au moment des répétitions ou pendant les promenades.
Chaque danseuse demeure dans une maison qui lui est désignée et s’entoure
de la domesticité qui lui plaît. Les musiciennes
et les danseuses peuvent sortir du palais, à leur guise, sous la surveillance
des matrones et des gardiens.
PLANCHE 13
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FEMMES CAMBODGIENNES
On s'accorde à réprésenter la femme Cambodgienne comme un modèle
de douceur et de fidélité. Les unions malheureuses sont rares.
Les maris sont d’ailleurs très prévenants pour leurs femmes, et, contrairement
à d’autres peuples de l'Asie, ne réclament d'elles aucun travail pénible.
Elles aiment beaucoup leurs enfants et se dévouent pour eux. Les accouchements sont faits
par des sages-femmes, jamais par des médecins. L’accouchée
reste au Hit pendant huit jours au moins et un mois au plus ; durant cette période
on entretient du feu sous le lit pour combattre le froid.
Les Femmes cambodgiennes sont coquettes, elles adorent les bijoux
et se parent d’étoffes chatoyantes.
Leur coiffure est semblable à celle de l'homme, les cheveux sont coupés en brosse.
Le costume se compose d'un pantalon, maintenu
au corps par une ceinture ; une écharpe légère est jetée gracieusement sur les seins
On dispose cette écharpe de toutes façons pour éviter la chaleur, et,
dans ce mouvement négligemment fait, la femme cambodgienne découvre
le plus souvent une poitrine admirable. Les cambodgiennes
ont la passion des fleurs qu’elles cultivent dans de petits jardins
autour de leur habitation.
PLANCHE 14
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Le Roi du Cambodge entretient à grands frais une troupe nombreuse
de danseuses. C’est de tradition chez les souverains Khmers
qui ont toujours voulu conserver cette marque de leur puissance et de leur ancienne splendeur.
Le choix des femmes prises parmi les plus belles du royaume,
la noblesse de leurs attitudes, leur souplesse, leur grâce, la richesse des bijoux
dont elles se parent, la variété de leurs costumes couverts
de pierres précieuses font, des danses exécutées à la cour de Phnom-Penh,
un régal vraiment royal.
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BONZERIE
Les habitations des bonzes, comme celles des autres Cambodgiens,
sont bâties sur pilotis. Elles sont disposées sans symétrie.
On y accède par une échelle dont les barreaux sont toujours en nombre impair
afin de ne point ressembler à la cangue des criminels formée
de barreaux en nombre pair. Les habitations principales sont occupées par les chefs
du couvent ; elles sont généralement couvertes de tuiles, les toitures
sont ornées, à leurs angles, de cornes pointées vers le ciel en l'honneur de Nandi,
le bœuf sacré. Les logements des novices sont étroits,
couverts de chaume et groupés à part. Ces couvents
sont administrés séparément sous la direction du chef
de la communauté. Etablis à proximité des temples, ils sont cachés sous la verdure,
entourés de grands arbres parmi lesquels on rencontre toujours
le banian sacré et d'autres essences d’une utilité journalière : le pamplemousse, l’oranger,
le cocotier, l’aréquier, le borassus, le ricin.
C'est dans ces couvents ou bonzeries que les jeunes Cambodgiens
apprennent à lire et à écrire et font leur éducation
sous la direction des religieux.
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NAGA HEPTACÉPHALE (ANGKOR-VAT)
DIVINITÉ BRAHMANIQUE (ANGKOR-VAT)
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2.
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LE GARUDA MONTÉ SUR LE NAGA (BAYON)
GARDIEN DES TEMPLES (PHNOM
5.
ANGKOR-VAT
1° Les trois tours et galeries de l'enceinte extérieure.
2° Portique de l’entrée monumentale de l'enceinte extérieure
32 Chaussée conduisant au Temple
4° Temple et Sala des voyageurs
Après avoir franchi la chaussée qui précède l'entrée monumentale
et traversé le portique central, on se trouve en présence du Temple, Une longue chaussée
y conduit, encadrée par une balustrade
dont quelques vestiges restent encore. Sous la lumière dorée
d’un beau jour à son déclin, le spectacle est saisissant.
On s'arrête pour contempler le monument dont les neuf tours s'étagenten pyramides
dans un ciel d’une pureté remarquable.
Le Temple n'est pas orienté à l'Est et on se demande
ia raison de cette particularité qui ne se présente pour aucun
autre des monuments Khmers. On en trouverait peut-être l'explication
dans le goût si développé des artiste Khmers
qui auraient cherché, par cette orientation à l'Ouest,
à envelopper leur œuvre dans l’oret la pourpre
des soleils couchants
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ANGKOR-VAT. — PORTIQUE ET PÉRISTYLE
DE LA TOUR CENTRALE DE L'ENCEINTE EXTÉRIEURE
Le portique de la tour centrale de l'enceinte extérieure présente une décoration
d'une richesse surprenante; à peine l’a-t-on franchi
que le domaine du merveilleux s'étale à nos yeux. Les murs de ce portique
que prolonge un élégant péristyle sont couverts de sculptures
d'une variété prodigieuse. Les Tévadas aux formes souples, au maintien
grâcieux, portent la fleur de lotus. Au dessus de ces
grâcieuses divinités, encadrées dans des ogives fleuries ou se détachant
sur un fond de dessins harmonieux, des têtes de rhéous
élargissent leur bouche monstrueuse. Des personnages aux attitudes guerrières
sont montés sur des chevaux, des cerfs, des lions ou des éléphants.
Enfin, depuis le portique jusqu'au bout des galeries latérales, les murs sont couverts .
de frises merveilleuses où le goût et l'habileté
des artistes Khmers se révèlent dans toute leur beauté
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ANGKOR-VAT. — TERRASSE CRUCIFORME PRÉCÉDANT
L'ENTRÉE DU TEMPLE
Sur la face ouest une terrasse cruciforme précède l'entrée du Temple.
On y accède par trois escaliers qui étaient défendus par des lions. Les bras de cette
terrasse sont entourés d'une colonnade d’un très joli effet.
Des moulures verticales embellissent les colonnes qui ont bases
et chapiteaux sculptés
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ANGKOR-VAT — TERRASSE CRUCIFORME PRÉCÉDANT L'ENTRÉE DU TEMPLE
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ANGKOR-VAT. — PETIT TEMPLE ENTRE LE PREMIER ET LE DEUXIÈME
ÉTAGE, COUR NORD-OUEST
On accède à ce petit temple isolé, élevé sur un soubassement haut de quatre mètres,
par quatre escaliers disposés sur chaque face.
La décoration y est très riche. Les moulures des soubassements sont couvertes de fines
ciselures variées à l'infini. Des lions, malheureusement disparus,
se profilaient sur les limons des escaliers
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ANGKOR-VAT — PETIT TEMPLE ENTRE LE PREMIER ET LE DEUXIÈME ÉTAGE - COUR NORD-OUEST
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ANGKOR-VAT —PORTIQUES DE LA PREMIÈRE ET DEUXIÈME
GALERIE, VUS DE L'ÉTAGE SUPÉRIEUR, FACE SUD
Les galeries du premier et du deuxième étage sont ornées
sur les faces Est, Nord et Sud, de triples
portiques surmontés de frontons, Ils précèdent les escaliers qui conduisent
aux sanctuaires de la tour centrale.
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ANGKOR-VAT — PETIT TEMPLE DANS LA COUR
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DE LA DEUXIÈME GALERIE, FACE NORD
La deuxième galerie élevée sur un soubassement haut de six mètres présente
extérieurement des fausses baies à colonnettes.
Elle est éclairée du côté des cours par des baies où s'enchâssent des colonnettes
en pierres tournées et sculptées
d'un gracieux effet. La lumière pénètre lentement par ces ouvertures et se répand
sur une infinité de statues en pierre ou en bois doré qui gisent,
vermoulues, dans des couloirs humides et obscurs. Quelques-unes,
mieux conservées, sont encore l’objet
de la vénération des fidèles. À chaque angle de la deuxième
galerie se dresse une tour qui a la même forme
que celle du troisième étage.
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1° Portiques de la 2° galerie sud
2° Cour du 2° étage devant l'escalier monumental
3° Péristyle sud de la 3° galerie
4° Murs d'angle d’une tour en ruines du 2° étage nord-ouest
Les quatre sujets de cette planche présentent des
détails de la décoration générale d’Angkor dont la description a été faite
aux planches 23, 35 et 38
PLANCHE 33
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1. ANGKOR-VAT — PORTIQUES DE LA DEUXIÈME GALERIE SUD
ANGKOR-VAT — COUR DU DEUXIÈME ÉTAGE DEVANT L'ESCALIER MONUMENTAL
ANGKOR-VAT — MURS
D'ANGLE D’UNE TOUR EN RUINES DU DEUXIÈME ÉTAGE - NORD-OUEST
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ANGKOR-VAT — ESCALIER MONUMENTAL CONDUISANT AU
SANCTUAIRE DE LA TOUR CENTRALE (face ouest)
L'escalier monumental conduisant au sanctuaire
de la tour centale a douze mètres de hauteur.
Ses quarante marches et contremarches sont moulurées et sculptées.
Les limons qui l'encadrent supportaient huit lions se proflant verticalement.
Quand on gravit cet escalier au décor imposant on est obligé,
à cause de l’étroitesse et de l’usure des marches, de le faire lentement.
La vue se repose alors sur les portiques,
les frontons et les tours en ruines du deuxième étage
dominé à l'horizon par un océan de verdure.
Au loin les trois tours de l'enceinte extérieure
se détachent nettement sur
le fond de la forêt.
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L'ÉTAGE SUPÉRIEUR DU TEMPLE
Le dernier étage présente un aspect grandiose
avec ses péristyles, ses portiques
et ses cinq tours pyramidales surchargées de frontons.
Sur la face ouest, trois escaliers, haut de douze mètres
conduisent aux deux {ours d'angle et à la tour centrale.
Sur les autres faces, qui sont beaucoup
moins visitées, il est presque impossible de
gravir les escaliers qui se
désagrègent sous les racines et les herbes géantes
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ANGKOR-VAT - COLONNADE DANS LA COUR SUD-OUEST
DU TROISIÈME ÉTAGE
La colonnade qui fait le tour des galeries du troisième étage
et qui donne sur les cours au pied de la tour centrale
est formée de piliers monolithes,
ayant trois mètres de hauteur. Ces colonnades sont coupées
sur chaque face et dans leur centre
par des galeries perpendiculaires conduisant aux quatre sanctuaires de la tour centrale.
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1° Alentours du Temple, plateforme de base
2° Bonzerie près de la Terrasse cruciforme
KOMPONG-CHAM
3° Lions et Garudas devant le Temple de Vat-Nokor
4° Enceinte extérieure du Temple de Vat-Nokor
VAT-NOKOR — On trouve dans la province de Kompong-Cham,
comme dans toutes celles du Cambodge,
des vestiges importants de l’art Khmer. À une demi-heure du chef-lieu de la province,
le temple de Vat-Nokor et sa première enceinte
décorée de Lions et de Garudas, se présentent dans un bon état
de conservation; mais la deuxième enceinte est complètement en ruines.
ANGKOR-VAT — La Forêt enserre de tous côtés le temple d'Angkor-Vat.
De hautes herbes, des ricins géants, des lianes descendant
des arbres séculaires arrêtent à chaque pas
le voyageur qui a entrepris de faire le tour du monument. C'est là
qu'il peut admirer les magnifiques soubassements, les escaliers décorés de Lions,
les portiques et les péristyles qui s'ouvrent sur la terrasse de base.
Sur la face Ouest, au pied même du Temple,
une bonzerie coquettement installée jette une note
de vie au milieu des ruines.
PLANCHE 42
1. ANGKOR-VAT — ALENTOURS DU TEMPLE, PLATE-FORME DE BASE 2. ANGKOR-VAT — BONZERIE PRÈS DE LA TERRASSE CRUCIFORME
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3. KOMPONG-CHAM — LIONS ET GARUDAS DEVANT LE TEMPLE DE VAT-NOKOR ! 4. KOMPONG-CHAM — ENCEINTE EXTÉRIEURE DU TEMPLE DE VAT-NOKOR
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ANGKOR-THOM — LES TOURS A QUATRE VISAGES DU BAYON
Ce Temple en ruines, envahi par la forêt, comprend
trois étages. L’enceinte qui l'entoure, les galeries
qui s'élèvent sur les soubassements sont percées
de portes monumentales au-dessus desquelles plane la divinité à quatre visages.
À l'étage supérieur, la plate-forme
supporte neuf tours surmontées comme toutes les autres de la divinité
brahmanique à quatres faces qui est le: trait
caractéristique de ce monument. Du haut
de leurs pyramides de pierres, elles semblent, ces faces de divinités
aux larges fronts ceints de diadèmes,
aux yeux baïissés vers la terre, fixer l’infiniment
petit. Elles l’écrasent.
PLANCHE 43
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ANGKOR-THOM — LES TOURS À QUATRE VISAGES DU BAYON
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19 ANGKOR-VAT — Bas-reliefs représentant le barattement de la mer de lait
2° PHNOM-PENH — Lions au songs à l’entrée du Temple de Phnom-Penh
3° ANGKOR-THOM — Marche d'éléphants sur les murs de la grande terrasse
4 ANGKOR-THOM — Garudas formant caryatides sur les murs
de la grande terrasse
PIMÉAN-ACAS — La grande terrasse de Piméan-Acas présente
en hauts-reliefs sur les murs de soutènement
des sujets variés, garudas et lions, formant caryatides,
marche d’éléphants, d’un effet saisissant.
On accède à cette terrasse, dont ir plateforme est cachée
sous la forêt, par des escaliers qui s’avancent
sur chaque face et qui sont défendus par des (Géants ou des éléphants tricéphales
ANGKOR-VAT — Les bas-reliefs qui représentent le barattement
de la mer de lait se voient dans la galerie Est.
Ceux des galeries Ouest et Nord représentent des combats,
et ceux de la galerie Sud des défilés de guerriers et de princes montés
sur des éléphants ou sur des chars trainés par des lions.
Les pas des visiteurs éveillent les échos de ces longues galeries
d'où s’échappent avec des cris aigus
des milliers de chauve-souris qui promènent leur vol empesté
sous les voûtes obscures et sonores.
PLANCHE 44
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3. ANGKOR-THOM — MARCHE D'ÉLÉPHANTS SUR LES MURS DE LA GRANDE TERRASSE 4. ANGKOR-THOM — GARUDAS FORMANT C ARIATIDES SUR LES MURS DE LA GRANDE. TERRASSE
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5. BAKONG — Linteau de Porte |
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montrent combien les Khmers savaient varier leurs compositions
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1. ANGKOR-THOM
LINTEAU DE PORTE A L'INTÉRIEUR DU TEMPLE DE CHAUSSÉI-TÉVADA
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3. BAKONG — LINTEAU DE PORTE
ANGKOR-THOM
1° Monument de Bapuon — 2° Palais en ruines de Piméan-Acas
ANGKOR-VAT
3° Cralerie en Croix nord — 4° Galerie en Croix sud
PIMÉAN-ACAS —- Le monument de Piméan-Acas, au centre d'Angkor-Thom,
est entouré d’un mur d’enceinte avec portes monumentales malheureusement en ruines,
mais dont les vestiges sont des plus curieux et des plus remarquables.
Ce monument qui fut, croit-on, un Palais des Rois Khmers, repose sur
un soubassement très haut, supportant une galerie rectangulaire
à laquelle on accède par quatre escaliers.
À la plateforme supérieure, des tours complètements ruinées.
BAPUONG — Bapuong est un monument rectangulaire à trois étages
ornés de Tours. L'ascension en est difficile.
L'Etat de ruines est complet dans ce monument remarquable par ses nombreux
escaliers et ses soubassements moulurés d'une grande hauteur.
Les murs des galeries, les portes des tours, les écoinçons
d'angle sont couverts de bas-reliefs très variés
et d’une décoration très soignée.
ANGKOR-VAT — La (Galerie en croix qui conduit du premier au deuxième étage
avec ses piliers monolithes hauts de quatre mètres portant chapiteaux,
corniches et frises, a été décrite plus amplement planche 30.
PLANCHE 46
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ANGKOR-VAT — GALERIE EN CROIX,
2. ANGKOR-THOM — PALAIS EN RUINES DE PIMÉAN-ACAS
SUD - PILIERS MONOLITHES, CHAPITEAUX, CORNICHES ET FRISES 4. ANGKOR-VAT — GALERIE EN CROIX, NORD - PILIERS MONOLITHES, CHAPITEAUX, CORNICHES ET FRISES
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1° ANGKOR-THOM — Porte de la Victoire
2° KOMPONG-CHAM — Porte Est du Temple de Vat-Nokor
3° PRASAT-KÉO — Une des cinq tours
VAT-NOKOR — La porte Est du Temple de Vat-Nokor,
magnifiquement décorée de pilastres ornés de rinceaux
et surmontée d’un fronton entouré du corps du Naga,
est dans un état de conservation parfait
qui permet d'en admirer les détails. Les archéologues s'accordent à dire
que ce monument remonte au VITE siècle de notre ère.
ANGKOR-THOM — Angkor-Thom, ancienne capitale des Khmers
est défendue par une muraille d'enceinte
précédée d’un large fossé. Des portes s'ouvrent dans cette muraille,
sur chaque face, et sont surmontées de la divinité brahmanique à quatre visages.
Les angles de ces portes sont occupés
par des éléphants tricéphales dont les têtes et les trompes surgissent,
le corps seul restant engagé dans la muraille.
Sur la face nord, la porte de la Victoire conduisant à Chaussei-Tévada
et à Pontheay-Préa-Khan, est la mieux conservée.
Ces portes donnent passage aux chars
et aux éléphants
PRASAT-KÉO - Le Monument de Prasat-Kéo est situé sur la rive gauche
à 300 mètres environ de la rivière,
à droite de la porte Nord d’Angkor-Tom, dite porte de la Victoire.
Cet édifice très bien conservé à cinq terrasses rectangulaires
dont les murs de soutènement sont moulurés mais non décorés,
sauf ceux de la troisième terrasse
Cinq tours dominent l'étage supérieur.
Ces tours n’ont pas été achevées et les pierres se présentent brutes,
sans aucune sculpture.
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KOMPONG-CHAM — PORTE EST DU TEMPLE DE VAT-NOKOR
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